18.07.2008
Sortez couverts.
Je me faufile entre deux virus pour rendre mes comptes !
Encore ? Et oui, malheureusement.
Je vais être obligée de formater mon ordinateur.
D'ici quelques jours, le plus vite possible, j'espère retrouver le plein accès aux fonctions primaires : mails, internet ... !
Que faire sans cet étrange moyen de communication ? Il tombe toujours en panne au mauvais moment, en plus.
Sortez couverts. Les antivirus, plus c'est cher plus c'est mieux, ou pas ?
23:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.07.2008
Viva la Vida.
Non, cet article n'est absolument pas une éloge qui vise à booster - si c'est possible ! - les ventes du dernier album de Coldplay - pas mal au demeurant. Notre affaire est bien plus compliquée !
La pochette de cet album est une reprise du célèbre tableau La liberté guidant le peuple. Là, c'est peut être plus clair mais pas tout à fait limpide tout de même. Bref, il se trouve que l'actualité colle bien. Question liberté, en ce moment, on est servis.
Voyez-vous, ce matin en me levant, dans un état semi léthargique (non, je ne raconterai pas ma soirée !), j'ai lu les journaux. Les titres étaient presque tous réunis autour d'un même thème : peace and love. Et la colombie, aussi.
Ça vous dit vaguement quelque chose ? Vous n'avez pas pu le rater. Impossible de passer à côté.
Tous les journaux, tous las médias en ont parlé, on n'a jamais autant décroché les directs (si, pour le 11 septembre ...)! Réellement, si quelqu'un l'a loupé, je veux bien croire que les voyages dans l'espace sont devenus low cost ! Ce serait la preuve.
Ingrid Betancourt, qui après s'être perdue dans la jungle, a trouvé la sortie. Vive la liberté. Merci la Colombie. Vive la France (pour la forme).
Face à cela, les deux pauvres étudiants clermontois en exil (ou stage, c'est pareil) dans une super école londonienne et qui se sont fait sauvagement assassinés sont relégués au ... Pfff ... dernier rang.
Le moral des français n'a jamais été aussi bas. Pire que bas. Il faut tout tenter pour le faire (re)monter. Les publicités, apparemment ça ne marche pas, les conférences télévisées, l'avenir génial de l'Europe (superbement compromis, dommage), ... et cerise sur la pièce montée : Betancourt est libérée. Alors, là, on dégaine l'édition spéciale, les directs un peu partout - patati et patatala.
Vivement les prochains sondages, en attendant je contacte Dieu (et les siens), lui sera quoi faire. Il faut tout essayer, surtout quand on se lance dans une opération suicide : ne jamais rien avoir à regretter.
Viva la vida, comme un cri révolutionnaire.
19:06 Publié dans On aura tout vu, tout lu. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.06.2008
Derrière les fagots
Ne commencez pas à vous poser des questions sur ma santé mentale, je vous explique.
Chloé, c'est la fille au bac +12 (certainement) qu'Intermarché à dégotté, dernièrement.
Ça vous dit quelque chose ? Je continue.
Chloé elle a passé quelques temps à observer les familles, telle une commission gouvernementale (se referrer si besoin est à l'exemple suivant : la commission Copé pour l'audiovisuel public) dernier cri, et comme elle est super douée dans ce qu'elle fait, Chloé, elle a fait une découverte qui va tous et toutes vous étonner : "plus elles [les familles] ont d'enfants, plus elles [les familles, toujours] dépensent d'argent".
Voilà, le dossier est lâché.
Bien sûr, dans la foulée, Intermarché nous propose des solutions, comme le fait si bien notre petit gouvernement adoré, pour augmenter notre pouvoir d'achat : faire ses courses chez Inter, c'est bien moins cher.
Pour le lait, je vous conseille tout de même les magasins U, le café est à un prix tout à fait raisonnable au Monoprix du coin de la rue (même si Champion reste à peu près dans les même tarif). Pour le riz, filez chez Leclerc, les Chinois font un bon prix à Edouard.
Ne me remerciez pas pour les tuyaux, j'ai juste pris le temps (comme Chloé) d'observer les étiquettes (Chloé, elle, étant donné qu'elle a un bac +12 -au moins!- , elle fait les additions, en plus).
Un autre exemple de la connerie humaine en plein essor, c'est le cas Amara.
Fadela Amara, de gauche mais pas trop dans un gouvernement de droite mais trop puisqu'ouvert mais pas trop, elle planche depuis un bon moment sur le cas des banlieues. 'Faut dire aussi que c'est pour cela qu'ils l'ont embauché Mme Amara. Pour ça et aussi parce que c'est chouette les "minorités visibles" (épidermiquement) de gauche à l'Elysée. Enfin bref, Fadele Amara, elle avait eu le droit à un petit temps de réflexion en plus, un délais accordé par le Big Boss (Le Petit Nicolas). Alors là, je vous préviens, c'est du lourd. Elle y a planché, sur son dossier la Madame.
Je vous le résume en quelques points essentiels :
- Il faut du travail pour les jeunes des banlieues
- Il faut une aide aux transports pour les jeunes des banlieues
- Il faut plus d'espace de vie pour les gens des banlieues
- Il faut un meilleurs accès aux activités pour les très jeunes des banlieues
Formidable, ma direz-vous. Original ! crierons certains. Fabuleux m'époumonerais-je.
En plus, ces jeunes des banlieues, ils serviront (encore) de cobayes, parce que son plan à Fadela Amara, c'est un peu le plan qui sauverait toute la France. C'est presque un rêve, une utopie, pour des millions de français. Et c'est même impossible, puisque les caisses sont vides.
Non, mieux, c'est évident et c'est surtout terriblement pathétique de voir une femme (et même deux, tiens, comptons Chloé) se vautrer en allant balancer des évidences, en public.
Souvenons-nous tout de même, que derrière ces femmes, il y a des entreprises, des grands patrons, rois du Cac 40, des hommes encore plus bêtes que leurs pieds qui sont capables, relativement régulièrement, de sortir des âneries en pensant les faire gober aux tendres crétins que nous sommes chers gens (ce n'est pas moi qui le dit, c'est eux qui le pensent).
Alors secouons nous, et allons regarder le journal de Jean Pierre Pernault, le roi de l'évidence qui nous trouvera bien un gentil petit paysan sur qui taper. "Sacré con, la hausse des prix et la guerre dans le monde (tant qu'on y est ...) c'est toi, et tout le monde le sait".
Une conclusion superbe et digne de nos meilleures commissions gouvernementales, qui vont bel et bien chercher leurs solutions (et leurs problèmes parfois) derrière les fagots.
Sartre, L'enfance d'un chef
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22.06.2008
Ambition non maîtrisée
C'est arrivé !
Enfin, c'est l'été, et je n'ai pas pu résister à l'idée de ...
... faire découvrir à mes cactus la douceur des couchés de soleil
mais oui, tiens,
20:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.06.2008
L'Angoisse, sur mon crâne incliné plante son drapeau noir
Pour vous faire languir quelques jours encore, et apprécier ce soleil si vous avez la chance d'en apercevoir les rayons ...
C'est le temps des examens, en plein dedans, l'envie me prends de planter ici un poème !
Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. Celui-ci voudrait souffrir en face du poële, et celui-là croit qu'il guérirait à côté de la fenêtre.
Il me semble que je serais toujours bien là où je ne suis pas, et cette question de déménagement en est une que je discute sans cesse avec mon âme.
«Dis-moi, mon âme, pauvre âme refroidie, que penserais-tu d'aller d'habiter Lisbonne? Il doit y faire chaud, et tu t'y ragaillardirais comme un lézard. Cette ville est au bord de l'eau; on dit qu'elle est bâtie en marbre, et que le peuple y a une telle haine du végétal, qu'il arrache tous les arbres. Voilà un paysage selon ton goût; un paysage fait avec la lumière et le minéral, et le liquide pour les réfléchir!»
Mon âme ne répond pas.
«Puisque tu aimes tant le repos, avec le spectacle du mouvement, veux-tu venir habiter la Hollande, cette terre béatifiante? Peut-être te divertiras-tu dans cette contrée dont tu as souvent admiré l'image dans les musées. Que penserais-tu de Rotterdam, toi qui aimes les forêts de mâts, et les navires amarrés au pied des maisons?»
Mon âme reste muette.
«Batavia te sourirait peut-être davantage? Nous y trouverions d'ailleurs l'esprit de l'Europe marié à la beauté tropicale.»
Pas un mot. -- Mon âme serait-elle morte?
En es-tu donc venue à ce point d'engourdissement que tu ne te plaises que dans ton mal? S'il en est ainsi, fuyons vers les pays qui sont les analogies de la Mort. -- Je tiens notre affaire, pauvre âme! Nous ferons nos malles pour Tornéo. Allons plus loin encore, à l'extrême bout de la Baltique; encore plus loin de la vie, si c'est possible; installons-nous au pôle. Là le soleil ne frise qu'obliquement la terre, et les lentes alternatives de la lumière et de la nuit suppriment la variété et augmentent la monotonie, cette moitié du néant. Là, nous pourrons prendre de longs bains de ténèbres, cependant que, pour nous divertir, les aurores boréales nous enverront de temps en temps leurs gerbes roses, comme des reflets d'un feu d'artifice de l'Enfer!»
Enfin, mon âme fait explosion, et sagement elle me crie: «N'importe où! n'importe où! pourvu que ce soit hors de ce monde!»
Charles Baudelaire, "Anywhere out of this world" (Le Spleen de Paris XLVIII)
18:52 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.06.2008
God save mon Disque Dur.
J'en suis venue à bout, au prix d'un formatage intensif de tout ce qui me passait sous la main.
Je n'ai plus rien, et après trois bonnes heures passées à retrouver mes identifiants, je viens vous dire, chèrs lecteurs et chères lectrices, que dès la semaine prochaine, les notes sont de retour.
Bonne fin de week end à tous !
Toujopurs ce retard, je me rattrape tant bien que mal, mais sachez,
messieurs dames, que je me suis un peu laissée dépasser par cette période d'exam.
Alors, je renouvelle mes excuses (encore et encore) et vous promet que,
quoi qu'il m'en coûte, je met à jour la semaine prochaine.
Merci à vous de passer ici et bon courage sous la pluie !
14:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.05.2008
Devinette
Décès annoncé.
Il ne passera pas le mois.
Fichus virus printaniers !
19:48 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.05.2008
Yes, we can.
J'aurais pu éviter le jeu de mot un peu mauvais et ainsi vous éviter de grincer des dents. Mais je ne l'ai pas fait.
Cannes, c'est le festival aux mauvais jeux de mots. Tous les journalistes s'y mettent. Suivons-les.
Cannes, c'est un des rares moments où les jouranlistes de cinéma régressent vraiment.
Les américains surtout. Demander à Angelina Jolie (enceinte de jumeaux) si dans son "état" elle peut porter des talons hauts ...
Il faut oser.
Elle répond, elle est gentille, elle fait son job. Un peu obligée d'étaler sa vie privé, ça lance des films. Elle efface (complétement) ses camarades, tant pis elle peut porter des talons hauts.
Mon métier est fabuleux.
C'est magique d'être ici
J'ai toujours réver de faire du cinéma
J'adore la France
Les gens sont fantastiques
Il faut oser, aussi.
Cannes, c'est l'explosion des hypocrites. Tout le monde aime tout le monde, les gens sont tous gentils, tous heureux, les films sont géniaux. Toi aussi t'es génial(e).
Et au milieu de tout ça, Jane Birkin veut qu'on parle de la Birmanie.
J'aurais pu être gentille (moi aussi) et dire qu'elle est fabuleuse, que c'est extraordinaire de deffendre des causes comme celle-ci, que c'est scandaleux ce régime en Birmanie. J'aurais pu.
Mais Cannes, c'est le bal des hypocrites. Et Birkin, pour (re, re, re, re ...)lancer sa carrière de "on ne sait trop quoi" elle a choisi Cannes. On se fond dans le décor. Et, tous outrés vont lacher une phrase fabuleuse, poignante et dégoulinate de sincérité. Les acteurs sont à Cannes, quoi de mieux qu'être acteur pour être un bon hypocrite (si ce n'est de se cacher derrière un clavier ?).
Et tout ça ce sera fabuleux, les français seront émus par ces fabuleuses personnes, oubliant que ces fabuleuses personnes ne savent (pour la plupart) même pas où se touve la Birmanie.
Et c'est fabuleux, aussi, parce que si la cause Birmane ne passione pas les foules, on pourra toujours se retourner vers la Chine.
Et c'est extraordinaire de se dire que lorsque le moral sera au plus bas, ravagé par tant de misère de pauvreté partout, partout, partout; Angélina Jolie accouchera et elle posera en une des magasines avec sa belle et grande famille heureuse et tout ira pour le mieux dans notre fabuleux monde. J'adore la France. C'est fabuleux.
19:00 Publié dans Tout ou Rien ? Où est le "et" dans tout ça ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Oh. Un imprévu.
J’ai mangé chez Mc Donald.
Mercredi, après cinq heures de cours particulièrement pénibles, nous avons décidé d’aller manger au Mc Do. Par « nous », j’entends des amis et moi.
D’un pas décidé, je laisse les autres passer devant moi tout en jetant des regards par ci par là, histoire de contempler l’étrange population qui emplit ces lieux.
Des ordinateurs portables à foison, des Happy Meal partout. Tout va bien dans le meilleur des mondes. Mon choix est fait. Hamburger et salade.
Je m’approche quand vient mon tour, et tout aussi assurée que lors de mon arrivée, j’articule difficilement : " Un hamburger, une P’tite Salade et un Grand Café, s’il vous plaît. "
Et là, le gnome qui nous sert de serveur n’ayant apparemment pas compris que j’avais préparé ce micro discours la veille en venant jeter un œil à la « carte » , micro discours que j’avais peaufiné pendant de longues minutes en choisissant des aliments simples ; bref, le gnome me sort : " Crudités ? "
" Euh … Je … P’tite Salade " je lui réponds. Et là, je me suis visualisée en train de décrire ce qui était censé se retrouver dans cette fameuse salade, qui m’était jusqu’alors inconnue. Heureusement, l’hôtesse de la caisse d’à côté vole à mon secours. " Non, mais des p’tites salades, il n’y en a pas trente six …" ("pas trente six, ça fait toujours trente cinq possibilités" ; quand je vous dit que je cogite) "… une P'tite Salade, c'est une P'tite Salade".
Me voilà sauvée. Un hamburger, une P'tite salade et un Grand Café.
Je me suis retrouvée dans une situation drôlement complexe qui pourrait servir de métaphore hautement philosophique à l'ami des jeunes : Darcos.
"Je vais faire une réforme; je vais faire une réforme" qu'il se répète depuis des lustres. "Un réforme, mais laquelle ?" lui demandent les lycéens. "Je vais faire une réforme". Il va réformé, il en est sûr, il ne sait pas ce que ça va donner, mais il va le faire. Le choix est fait, un peu borné.
Dans le rôle de l'hôtesse ? Nicolas bien sûr. Il est toujours là. "service minimum = chouette réforme; moi aussi j'aime les réforme. Une réforme est une réforme, bonne ou mauvaise, une réforme reste une réforme !".
Il va l'avoir sa réforme.
12:53 Publié dans On aura tout vu, tout lu. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : darcos, sevice minimum, grève, sarkozy
01.05.2008
Une histoire de polaroids naissants, ou pas
Est-il normal de se dire que tout semble aller mal ? Tout. Sa vie, son oeuvre.
Les morts s'empilent. Les vivant s'éloignent.
On aimerait suivre.
Les gens pleuvent, les rencontres aussi. Les bonnes (beaucoup) moins que les mauvaises.
Je rencontrais, mercredi, un photographe professionel.
Un de ces hommes, appareil sous le bras (pas le vieil argentique hérité des belles annéees, non, le reflex numérique super chouette et follement dépassé), qui immortalise la banalité de son existence avec un talent tout mesuré. Par "talent tout mesuré", j'entend talent trop mesuré. En fait, il fait des croûtes. Je me prends à espérer qu'il n'a pas étudié la photographie, ou qu'il analyse son travail avec un regard critique propre au "bon" artiste. Je m'y prends, je m'y perds.
Après nous avoir projeté une série de photos, toutes plus écrasante de banalité les unes que les autres, il prends trois minutes pur nous axpliquer les choix, les enjeux, la vision véhiculée par ses oeuvres. Ses quarantes "oeuvres".
On passe laconiquement du taureau dans la prairie, seul, au verre de lait renversé sur une table, avec un détour (obligatoire ?) par le bonhomme de neige qui fond sur le troitoir à force d'être arrosé par le soleil. Dans cette dernière image, il voit "une critique de la société de consommation. Je jette tout. L'abandon et la solitude.Même l'effet de serre." Rien que ça.
Moi, j'y vois un cadrage approximatif, des couleurs extrèmement immondes, un sujet bateau et une interprétation basique et lacunaire. Rien que ça.
Toutes les photos sont en couleurs. Des couleurs moches. Le lumière est telment mal captée qu'on se prend à rêver d'un adepte du flash, pour sauver le tout. On en rêve, oui, mais malheureusement cela n'arrive pas. Puis, après une heure quarante cinq de présentation dégoulinante de fiéreté, on nous annonce que nous sommes volontaires pour participer à un projet photo, "Là, c'est moi". Volontaires inscrits d'office, pour situer. Alors bien sûr, là la peur nous envahit. Va-t-on le revoir ? Va-t-on devoir supporter, des heures durant, ses petites anecdotes de vie, descritions d'une banalité qui est aussi la notre et qu'o ne connaît que trop bien ?
Oui.
Et plus que cela. Réalisons un autoportrait. "Reflet, jeux de mirroir, doublement ou dédoublement ..." Je suis ici. Ici, c'est moi. Là, c'est moi (pour reprendre son cri du coeur).
Et pourquoi ne s'éloigne-t-il pas, lui. Le photographe professionnel ? Oui, pourquoi ?
Parce que les gens qui restent sont toujours les Autres.
Ceux qui devraient laisser leur place.
Devraient. Si seulement.
15:38 Publié dans "Je" est ici ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.04.2008
Tout le monde ment
Tout le monde ment
Traiter le sujet de la ressemblance. Hasardeux, n'est-ce pas ?
On vous a sûrement déjà dit que vous aviez les yeux de papa et le menton de grand-mère Gertrude, non ?
Si vous optez pour la négative, c'est seulement parce que vous ne vous en souvenez pas. C'était l'époque où vous n'étiez qu'un tendre rejeton difforme. Par difforme, j'entends l'apparence qu'ont (quasiment) tous les bébés à la naissance : enduits d'un liquide un peu louche, rouges et fripés - joyeux parents. Ne vous inquiétez pas, je pense moi aussi avoir été comme ça, mes premières heures, si ce n'est jours; et bien que mes parents me répètent (l'exagération est mon fort, oui) à quel point je suis la fille la plus chouette de l'univers et que je souhaiterais de tout cœur les croire, je remet totalement en compte leur objectivité.
Revenons à nos moutons. Mis à part l'apparence physique que les "hors cercle familiale" ont tendance à rapprocher à des inconnus que sont les gens connus, ou stars comme on dit, il y a une autre forme de ressemblance. Plus fictive.
En ce sens, un ami proche me révélait il y a peu que je ressemblais au Docteur House.
Très bien, lui dis-je en changeant de sujet. Le problème résidait alors dans le fait que ce nom m'était presque inconnu ("mais elle ne sors jamais, celle-ci !"). Intriguée, je fais quelques recherches sur Google (un jour, si Dieu me le permet, j'arrêterais cette pub gratuite - Amen).
Si vous savez qui est Gregory House, dit Dr House, sautez ce paragraphe. Sinon, lisez-le c'est relativement précieux pour la suite.
Le docteur Greg House est un médecin spécialiste en maladies infectieuses et redoutable diagnosticien pratiquant à Plainsboro Hospital entouré de trois jeunes médecins relativement doués, supervisé par le Dr Lisa Cuddy et psychanalysé par son seul et meilleur ami le Dr James Wilson accessoirement oncologue.
Plusieurs particularités apparaissent :
- House préfère la maladie au malade, n'allant le voir que pour lui dire qu'il va mourir, sue c'est un râté, un menteur ou un crétin (le tout sans ménagement aucun). Il est odieux, mais sa phrase fétiche "tout le monde ment" ("même moi") reste très souvent illustrée. Il n'hésite pas non plus à balancer des vannes à ses patients, à sa boss ou à ses larbins.
- House est drogué : dépendant à la Vicodin sensé le séparer d'une douleur à la jambe malade la faisant marcher, ou plutôt boiter, à l'aide d'une cane.
- House réussit tout le temps, ou échoue très rarement comme vous voulez. Le tout, le plupart du temps, grâce à des méthodes peu orthodoxes. Le résultat est là, c'est bien le problème pour ses "non défenseurs" qui se retrouvent dépités … dommage.
- House adore les cas épineux et irrésolvables.
J'en passe et en rajoute une dernière, la plus significative dans notre cas :
Le docteur House est un personnage fictif, héros d'une série apparue sur les écrans américains (la Fox, plus exactement) en 2004, le quatrième saison est actuellement diffusée, la cinquième en préparation. House est interprété par l'anglais Hugh Laurie qui a bel et bien trouvé SON rôle, qui lui sied à merveille (je ne suis pas la seule à le penser : la preuve, il a remporté deux Golden Globes consécutifs).
Cette apparence me tourmente un peu. Certes, je suis parfois cynique, je tape (un peu) où ça fait mal même chez les gens "super cool et trop gentils", je chercher le mal partout persuadée que le bien ne fait que le dissimuler … Mais tout de même, me comparer à un personnage de télé. Où va le monde ?
Le temps d'une note, je vais me comporter comme lui, sur un cas épineux et irrésolvable qu'est le pouvoir d'achat. D'abord, je vais dire que les caisses sont vides, les patrons sont de méchants profiteurs et les clients de sombres crétins qui devraient tout boycotter et faire leur potager sur les balcons. Là, je pointe les évidences avec méchanceté (juste un poil). Ensuite, je pourrais encore taper un peu sur le dos des patrons en disant que tout est de leur faute, eux seuls peuvent régler le problème et dire qu'ils sont si gentils et si peux près de leur argent et de leur profits (énormes) qu'ils feront plein de cadeaux aux clients parce que :
1) L'argent ne fait pas le bonheur;
2) Le client est roi.
Là, je lèche les bottes et prépare un plan diabolique, un opération coup de poing. Après, j'envoie un de mes larbin faire les courses pour vérifier la thèse d'un magasine peu scrupuleux qui m'embête un peu en disant que les prix augmentent sans raison valable si ce n'est pour augmenter les profits des patrons et si c'est bien le cas, ma thèse vole en éclats: ils seraient devenus terriblement méchants. Donc, je préviens, sans le dire à personne, les supermarché que je vais faire une visite surprise. J'envoie mon larbin, des photographes et cameramen pour me couvrir, il fait les courses et découvre que les prix ne sont pas si terribles que ça. Sauvé. Les patrons sont gentils, ma théorie est validée, je suis le roi du monde.
Ma popularité baisse, il faut y remédier, je met en place mon plan, me dégotte une Kennedy trop cool qui tue sa mémé, ça ne marche pas pour moi, tant pis. Je me retire quelques instants, dit quelques conneries sur mes futures actions, les retire (les collègues ne sont pas très contents, le vulgaire non plus) puis me retire pour mieux préparer ma rentrée.
La télé. J'ai trouvé. Un questionnaire où je réponds un peu à côté en essayant de mixer mots savants et langage crétin comme je le fait toujours mais cette fois -ci je ne me moque pas des gens, on m'a dit que c'était mal vu. Je reconnais mes erreurs, deux pas en arrière trois pas en avant, que je partage avec les autres.
Et voilà le travail. Quelques jours après mon collège - meilleur ami pour la vie - en fait de même, ou en fait plus, et c'est réglé.
Voilà, je ressemble bien au docteur House, non ?
Ou bien c'est Sar-ko-ZEE qui tente de lui ressembler, lui, le méchant docteur qui résout les problème et a la côte chez les ménagères de moins de cinquante ans.
Diagnostic différentiel ?
14:26 Publié dans On aura tout vu, tout lu. | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : dr house, pouvoir d'achat, sarkozy, hugh laurie, house
12.04.2008
En attendant la suite
En attendant le vrai retour c'est-à-dire l'après Montmartre c'est-à-dire dans une semaine, je vous met l'eau à la bouche en vous présentant Venezia, ou Venise si vous préférez, en deux photos.
Carnet de voyage la semaine prochaine, avis aux amateurs, je me ferais guide touristique le temps d'un post.
22:39 Publié dans Le bout du monde, ou presque. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : venise, vacances, italie
04.04.2008
Voyage au bout de la nuit ...
Ou presque.
Je pars. Demain.
En route pour l'Italie, dont je vais découvrir les nids à touristes (Venise et Florence)
Puis, Montmartre.
Dans deux semaines, donc, je reviens, neuve, reposée, pleine d'idées.
Quelques photos peut-être, et le retour des notes, sûrement !
Prenez soins de vous, les internautes.
23:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.03.2008
J'ai un style à moi-même
J'ai un style à moi-même.
Pour mon retour, j'ai décidé de frapper fort. J'aurais pu donner dans la critique de La Môme (et divaguer sur une histoire de complot ou de catacombes, ou les deux) ou de Bienvenue chez les Ch'tits (sur fond de New Soul qui me sort par les oreilles). Oui, j'aurais pu. Mais non. Je fais dans le buzz. L'envolée médiatique d'un fait banal, drôle (ou tragico-comique, c'est parreil) mais surtout affligeant.
Cindy. Elle s'appelle Cindy. Elle chante comme une candidate Nouvelle Star. Normale, me direz-vous s'en était une. Depuis quelque temps, c'est un peu la reine par ici, sur internet. Moi je l'ai découverte grâce à Canal et à l'interview "dans sa cave" avec un jeu de poignet mythique ajouté à un "style à moi même qui dérange".
La Moselle, quel doux pays. Pauvres gens. Vraiment, je vous accueil tous. Tous tous tous. Je donne dans l'humanitaire. Je peux (et je dois) vous sauver de Cindy Sander (à prononcer comme Yann Barthès, à l'américaine-nez-bouché) et de ses galas.
Le plus terrible, dans cette histoire, c'et que je rentre dans le buzz. Je relaye l'information.
Je suis protagoniste, opportuniste. Telle Ophélie Winter, qui l'avait remarquée (Cindy, suivez)s'était mise à genoux et en avait fait sa déesse, lui promettant de l'aider, mais qui malheureusement ne l'a jamais recontactée (elle est très prise, Ophélie, elle fait le tour des Salle des Fêtes et des foires aux jambons); telle Ophélie, je tiens à adresser un message à Cindy : tais toi.
D'abord, parce que toutes les interviews que tu donnes, Cindy, sont réalisées dans le simple (et ô combien plaisant) but de se fendre la poire sur ton dos. Ensuite, parce qu'avec tes âneries, tu fais de la pub à la Nouvelle Star, émission qui t'as rejetée et que tu devrais remercier pour cela. Puis, parce que tes frasques, tes phrases un peu nigotes, nous font oublier (moi la première) des événements plus importants (le Tibet, ma composition sur la France de la Belle Époque, les municipales, ...).
Au fond, des gens comme Cindy ne sont-ils pas aussi important dans l'actualité que le fait journalistique le plus poussé, le plus travaillé, le plus abouti, l'évènement mondial même ? Ne nous aident-ils pas, ces gens, à oublier le quotidien ? Et le sourire, qui étire nos lèvres pendant que la conscience nous répète qu'il ne faut pas se moquer, n'est-il pas là pour nous rappeler que l'on ne touche pas encore le fond, que les autres sont plus malheureux, que nous, au moins, on n'en est pas là. Où ? On en est où ?
00:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.02.2008
Pars vite, longtemps ...
Pardonnez mes absences et le manque de billets récents.
Je reviens, vite.
Peut être pour parler de Juda, ou des CM2 ou de la Star Ac'.
Je ne sais pas, mais je reviens, vite.
12:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


