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27.01.2008
Globalité
Cette semaine, article un peu fouillis.
- Heath Ledger est mort. On raconte que sa famille l'a apprit par la presse, vive les États Unis. RIP
- 4,9 Milliards se sont volatilisés, mais rassurez vous, la Société Générale à fait le ménage six jours avant de prévenir les autorités, histoire de ne pas perdre le Nord.
- Chez M6, ils sont soit pas trop cons, soit très chanceux : Lundi à 20h50 ils diffusent un film sur un Trader qui a fait perdre beaucoup d'argent à une Banque et l'a coulée par la même. C'était en Angleterre, mais après tout avec le tunnel sous la manche, on n'est plus très loin des rosbif non ?
- Carla Bruni n'est pas en Inde, du coup Nicolas matte son téléphone portable ni vu ni connu (ou pas) pendant les discours.
- Ce week end, le Monde 2 balance sur les habitants douteux des HLM de Neuilly.
- Hillary Clinton est tellement inutile et idiote qu'elle envoie son mari prêcher la bonne parole à sa place. Imaginez vous Hollande porte parole de Royal; ou Sarkozy porte parole de Carla (tout peut arriver, ils peuvent très bien rester mariés longtemps. C'est la magie de l'amour.)
- Valentino se retire de la vie politique (ou presque). Oh non, plus de superbe bronzage à admirer à côté du teint blafard des top. C'était trop beau. Rho, et puis, lui ou les robes rideaux ...
- Fadela Amara nous a dit cash parce qu'il faut pas s'la raconter qu'elle pouvait sauver les banlieues en créant cash des emplois impossibles pour pas s'la raconter et en faisant cash des imeubles qui vont déchirer leur race tellement ils s'ront trop beau sans s'la raconter. Merci à toi Fadela pour ce plan tellement innovant et prometteur.
- Sarkozy veut s'investir dans les municipales parce que c'est un enjeu majeur "à ne pas sous estimer", mais en fait non. Panafieu a voté contre les test ADN et ne s'est pas abstenue, mais en fait si. Elle ne voulait pas de Sarko dans les pattes pour les municipales, ou alors pas trop mais en fait un peu quand même, mais finalement il ne veut pas (ou plus, je me perds) donc elle le veut. C'est fouillis ? Je vous l'avez dit !
- Tom Cruise potentiel-presque-numéro-deux de la Scientologie ? On s'en fou,c'est une info de la semaine dernière.
- Jeudi, grève des profs. Pour quoi ? Je ne sais pas. Trop de grèves tue la grève. Simple, mais difficile à assimiler chez certains.
- Mercredi, j'ai mangé chinois. Moi aussi, je m'ouvre sur l'Asie, alors je classe ce non évènement dans la politique extérieure. Je fais ça pour les journalistes, si Carla et Nicolas ne jouent pas les touristes ils n'auront plus matière à composer un JT digne de ce nom.
J'ai (presque) fait le tour.
Un dernier évènement pour la route ? Ce soir, à la maison, le coucher de soleil est magnifique. Si mon appareil avait une batterie chargée, je vous mettrais une photo. Si et seulement si.
Passez une bonne semaine, chers internautes.
18:05 Publié dans On aura tout vu, tout lu. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Heath Ledger ; Sarkozy ; Bruni, Trader ; Société Générale ; Fadela Amara
20.01.2008
L'histoire d'une vie, l'information de la semaine.

17:50 Publié dans On aura tout vu, tout lu. | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
19.01.2008
L'absence de regard
Pas de billet réjouissant cette semaine. Les idées noires.
Lilly s'est suicidée
Sa tante l'a retrouvée pendue
Elle souriait tout le temps
En état de mort cérébrale
On ne comprend pas .
" Je la vois encore parfaitement. Taille normale, cheveux châtains, elle souriait tout le temps."
Moi, je ne la vois pas. Elle était en Term ES, Lise Hélène. Elle s'inquiétait pour son Bac. Quand la proviseur, jeudi, a annoncé qu'elle était dans le coma après une tentative de suicide à sa classe, la professeur d'Espagnol s'est effondrée, devant des élèves, ses camarades, interloqués. Ils ne comprennent pas.
"Lilly, ils l'ont débranché ce week-end. Elle est pas morte, ils l'ont débranché. Je crois qu'elle reviendra pas ici. "
Lundi, c'est "un état de mort cérébrale" que l'on vient annoncer. La mort n'est pas officielle (comme nous dit ce cher professeur d'Allemand, avec son tact habituel), elle attend le bon moment. Épilogue. Les visages fermés de tous ceux qui l'ont connue. C'était qui Lilly ? "C'est mon amie, Lilly". Elle ne comprend pas.
"Elle n'a pas laissé de lettre, j'sais pas pourquoi elle a fait ça. Elle reviendra pas maintenant. Lilly, elle souriait en permanence, elle rigolait toujours."
Pourquoi ? L'éternelle question, l'éternel aveu d'échec de ceux qui n'ont pas su voir. Mais pas su voir quoi ? Son sourire ? Les regards compatissants à l'entente du souvenir de l'amie perdue. Elle ne reviendra pas ? L'éternelle question, sourire compatissant en guise d'aveu. On ne comprend pas.
"Tu vois, aujourd'hui, j'me dis que, quand même, il y avait quelque chose dedans ses yeux."
Sûrement, pardi.
N'y pensons pas. La culpabilité en ronge probablement bien trop. La faute à qui, à quoi ? Pourquoi, pourquoi toi ? N'y pensons pas.
Pensons au sourire. Dernière image de Lilly. Lise Hélène, la jeune fille au sourire. Je ne t'ai jamais connue, jamais vue, peut être croisée, certainement bousculée. Une fille au sourire parmi tant d'autres, parce qu'au fond, on ne remarque que celles qui pleurent.
Tous ces gens qui, eux, t'ont vue, connue et reconnue, tous se souviennent de ton sourire. L'éternel sourire de Lilly. Lilly, elle souriait tout le temps. Un dernier sourire, avant de partir ? Je n'ai pas compris, Lilly. Tu en as trop donné, des sourires ? Alors arrêtes, et sourions à ta place. Tu reviens ? Je ne comprends pas.
A Lilly.
Ce sourire qui nous cachait un regard.
Ou l'absence de regard.
Tu nous a bien eut Lilly,
j'aimerais croire au paradis.
23:25 Publié dans Et les autres, c'est quoi ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.01.2008
L'aveu d'un échec, la réussite même.
Je suis une fille. Mercredi, c'était le début des soldes. Vous suivez ?
Je reformule.
Je suis une fille, mercredi je me suis éclatée pour l'ouverture des soldes.
Pas d'équivoques.
Savez pourquoi je me suis éclatée ?
(Là, certains vont se dire "parce que tu es une fille", mais non.)
Je me suis éclatée, parce que j'ai regardé les filles faire les soldes.
Les filles qui traînent leurs mecs, les mamans qui traînent leurs enfants, les mégères qui traînent leur Bichon adoré.
Je les ait toute vues. Et je me suis éclatée (comme je l'ai déjà dit).
Et moi, je me suis acheté une paire de gants, excessivement soldés et terriblement normaux (noirs, taille unique, en matière probablement 100% synthétique, certainement Made in China). Un euro. Même pas le prix d'un café. J'ai tout de même fait la queue pendant une demie heure pour subir le regard médusé du vendeur (qui voyait peut être en moi une fashionista dépensive abusive - avec tout plein d'autre mots en ive que je ne vais pas énuméré) quand je lui tend une pièce d'un euro d'une main, une paire gants de l'autre. Au moins, pour une fois, on ne m'a pas proposé de carte de fidélité. C'est ce que l'on appelle un avantage.
Caisse d'à côté, vendeuse en transe, tout sourire (pas ultra-bright du tout) pour la mère de famille nombreuse - j'ai compté cinq enfants présents, je ne peux pas me tromper elles (cinq filles, oui, je compati au calvaire de cette dame, je ne supporterais jamais cinq ignobles moi-braillards) ressemblaient tellement à leur maman!. Cette dame et sa progéniture se préparaient à une grève du textile chinois qui, d'après la quantité de fringues achetée, sera terrible. Après une bonne centaine (ou plus) de bips retentissants signalant une augmentation flagrante du chiffre d'affaire du magasin et la future interdiction bancaire de la maman prévoyante, la vendeuse de sa voix stridente et un peu insupportable lance "Vous avez une carte de fidélité ? J'vous en fait une ?".
Le bon client a le droit à sa carte de fidélité. C'est un client fidèle, ou l'honneur suprême du consommateur lambda quand il atteint les cent cinquante euros nécessaires pour obtenir une carte de fidélité gratuite persuadé au plus profond de lui même qu'il est un être exceptionnel et privilégié. C'est beau le marketing. Je vais en faire mon avenir.
Ainsi, je rencontrerai peut être une dame un peu mal foutue, aux cheveux blancs (ultra-bright) et au gilet rose un peu fluo un peu vieillot, qui viendra m'acheter deux cravates ("grâce aux soldes, je pense qu'on en aura deux pour le prix d'une") un peu vieillotes et un peu mal foutues elles aussi.Ainsi, j'aurai peut être le privilège extrême de remettre à une ministre ès soldes une carte de fidélité gratuite. Et peut être même que, grâce à moi, les ministres seront habillés discount pour être un peu plus proches de la réalité de la vie au rabais.
17:25 Publié dans On aura tout vu, tout lu. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.01.2008
Sérieusement !
Il est un temps où il est bon de ne se prendre au sérieux.
Comme je lai déjà dit précédemment, j'en suis fière je l'avoue, je suis inscrite sur Facebook et Myspace. Il faut savoir que cela permet, encore plus que les profils skyblog, d'accéder à un panel de photos assez exceptionnelles : les photos de présentations. Autant je trouvais la mienne horrible, autant là, je m'incline. Et j'ai de bonnes raisons :
(Là, voyez vous, si vous avez un peu suivit ce blog, je parlais de me mettre à l'organisation en cette nouvelle année, je vais donc faire une liste organisée : utilisation - modérée - de tirets et/ou de chiffres)
1) Les gens ont une pose terrible, encore plus crooners que le chanteur de AaRON (je dis ça parce que j'ai eu la chance - ou pas - de les voir en concert cet été, au premier rang, juste devant lui, et pour ces raisons je peux affirmer : - qu'il est laid - qu'il est mou - qu'il est imbu de lui même [...] ) avec un regard de winneur, regardez-vous-aussi-vous-êtes-subjugués-par-ma-beauté.
2) Les gens sont fiers de leur photo (en tant que réalistaion, j'entends) qui met en avant leur vrai talent d'artiste en manque de reconnaissance ( " hey, avec un téléphone portable et un miroir, j'te fais un autoportrait " ) grâce à l'emploi la plupart du temps d'un cadrage contre-plongée-vue-du-ciel (résultat de trop d'exposition aux grands films hollywoodiens) avec travail noir et blanc (signe de l'authenticité, garantie de qualité) et retouche Photoshop ( Enfin Paint, mais c'est pareil. Ou pas.).
Je pense que cette appréciation globale de la photo, chez tout type de sujet, peut suffire à vous faire une idée de mon avis sur la chose. C'est pour cela que j'ai longuement hésité à mettre une photo de moi sur FB et MySpace. (Sachez qu'au final, j'ai mis des photos prises par une amie, au cours de ce que l'on peut qualifier de " gros délire SANS emprise de drogue ", et que ce sont les plus authentiques : je ne prends pas la pose, on ne me vois pas, je ne suis qu'un passage. Après tout,le ridicule de ces photos ne pourra être imputé qu'a mon amie Margaux, donc ... Enfin, j'espère ne pas être tombée dans la caricature, ou du moins dans le phénomène que je critique.) Pour les cas particuliers, notons que j'ai une préférence pour les photos des filles. Non pas que je sois lesbienne ou quoi, juste que ce sont les plus intéressantes à décrypté. Cela tient peut être au fait que je sois une fille n'ayant pas forcément le même passe temps que celles dont je me moque et qui adore se montrer cynique avec ces demoiselles, peut être parce que je redoute de tomber un jour dans les bas fonds de leur pimkie-pouf-attitude ?
Le cas le plus courant chez les filles, c'est une photo poitrine-tête. Je suppose qu'avant de prendre la photo, la jeune fille que nous appellerons Y va faire un petit ravalement de façade dans la salle de bain, choisit son plus beau top, si possible en matière trèèèèès élastique, bon décolleté, sous vêtement un peu (mais pas trop, j'suis pas un pute non plus) visibles. Appareil photo en main, un regard vers le haut ( avec le visage un poil penché sur le coté, vers l'avant), la bouche hésite entre un sourire et on ne sait trop quoi et opte finalement pour un moue caractéristique; pression légère du doigt sur le bouton, et hop c'est dans boîte.
Il ya quelques temps déjà, j'avais observé une recrudescence de photos de pieds. Avec chaussures, bien sûr. Je suppose (encore) que dans ce cas, Y, cherche ses plus belles converses, sur lesquelles elle a prit soin de dessiner quelques étoiles parce que c'est trop tendance émo glam après les avoir abîmées façon "je les tiens de ma grand mère, une hippie" (oui, en converse les hippies !), enfile son plus beau slim et se lance dans un prise vue du ciel (ou du moins, vue de ses genoux, puisqu'elle tendra ses bras bien bas de façon à réaliser un effet de style sorti d'on ne sait trop où). La photo sera retouchée, toujours, en modifiant les effets contrastes, luminosité, en ajoutant une ou deux phrases glam-gothiques-rebelles (rayer la mention inutile) en anglais ainsi que quelques étoiles ou croix.
Les mecs ont une tendance plus marquée pour une vue buste-visage, ou carrément le corps entier, peut être pour nous montrer à quel point ils sont graaaaand, beaaauuux et foooorts ou peut être pour faire la course au pantalon : mais qui aura le pantalon le plus large ? Notons aussi que le jeune homme, que nous appellerons X, met souvent négligemment sa main dans la poche avant de son pantalon (de cette façon, on aperçoit un peu plus les sous vêtements, mais négligemment bien sûr), ou dans la poche arrière : X est alors un peu cambré (mais pas trop) le buste légèrement en avant, fier comme pas deux (mais un peu trop). X ne sourit pas, jamais. Il a la mine dure, sombre, tu-m'touche-j'te-défonce, l'ai bad boy avec un soupçon de " hey, je suis beau tavuuuu ! ". Parfois X se laisse aller à encadrer (à moitié) sa petite frimousse à laide de deux doigts formant un angle droit. Dans ce cas, toujours pas de sourire, mais une petite moue genre cul de poule sera autorisée.
Sérieusement, est-on tous ridicules sur nos photos de présentation ? Ou est-ce mon panel ?
10:10 Publié dans Et les autres, c'est quoi ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.01.2008
Le Passage.
Il est un passage obligatoire en ce début d'année : les résolutions.
Eh bien, parlons-en ! Ou mieux, je fais une liste.
1) Opter pour l'organisation. Exemple : ici, je fais une liste. Oui, mais pas n'importe quelle liste. Une liste numérotée : c'est ce que l'on appel l'organisation.
2) Commencer, puis arrêter la cigarette. De cette façon, je serais : a) tendance b) dans le JT c) dans une cabine à fumeurs nouvelle génération
3) Lire Emile Zola, du début (de L'Oeuvre) jusqu'à la fin (de L'Oeuvre)
4) Diminuer ma consommation de Chocolat Noir (dessert, c'est le meilleur, bien sûr) en pensant aux pauvres petits enfants qui ne mangent pas dans le monde car il faut : a) leur venir en aide b) soulager ma conscience c) perdre tout plein de kilos et mourir de faim comme les mannequins, c'est tendance (Toujours.)
5) Écouter les discours en entier de Mr Le Président (sans son excellence la tente qui est, malheureusement, partie pour laisser place à son altesse la guide touristique Carla Bruni), j'ai nommé Nicolas Sar-ko-ZEE, et lire ses livres (ou l'un d'entre eux)
6) Toucher Bill de Tokio Hotel, l'entendre me dire Danke Schön, et appeler ma môman pour lui conter mon aventure extraordinaire d'adolescente en marge.
Pour comprendre :
8) Construire une éolienne avec des allumettes pour sauver la planète du réchauffement climatique
9) Regarder le journal de JPP, à treize heures sur TF1, au moins une fois, et en entier (sinon c'est moins rigolo) et suivre ses conseils (au moins un, aussi) culinaires (Ouh qu'il est bon ce saucisson !)
10) S'arrêtter sur des nombres paires.


