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24.03.2008

J'ai un style à moi-même

J'ai un style à moi-même.

 

Pour mon retour, j'ai décidé de frapper fort. J'aurais pu donner dans la critique de La Môme (et divaguer sur une histoire de complot ou de catacombes, ou les deux) ou de Bienvenue chez les Ch'tits (sur fond de New Soul qui me sort par les oreilles). Oui, j'aurais pu. Mais non. Je fais dans le buzz. L'envolée médiatique d'un fait banal, drôle (ou tragico-comique, c'est parreil) mais surtout affligeant. 

Cindy. Elle s'appelle Cindy. Elle chante comme une candidate Nouvelle Star. Normale, me direz-vous s'en était une. Depuis quelque temps, c'est un peu la reine par ici, sur internet. Moi je l'ai découverte grâce à Canal et à l'interview "dans sa cave" avec un jeu de poignet mythique ajouté à un "style à moi même qui dérange".

La Moselle, quel doux pays. Pauvres gens. Vraiment, je vous accueil tous. Tous tous tous. Je donne dans l'humanitaire. Je peux (et je dois) vous sauver de Cindy Sander (à prononcer comme Yann Barthès, à l'américaine-nez-bouché) et de ses galas.

Le plus terrible, dans cette histoire, c'et que je rentre dans le buzz. Je relaye l'information.

Je suis protagoniste, opportuniste.  Telle Ophélie Winter, qui l'avait remarquée (Cindy, suivez)s'était mise à genoux et en avait fait sa déesse, lui promettant de l'aider, mais qui malheureusement ne l'a jamais recontactée (elle est très prise, Ophélie, elle fait le tour des Salle des Fêtes et des foires aux jambons); telle Ophélie, je tiens  à adresser un message à Cindy : tais toi. 

D'abord, parce que toutes les interviews que tu donnes, Cindy, sont réalisées dans le simple (et ô combien plaisant) but de se fendre la poire sur ton dos. Ensuite, parce qu'avec tes âneries, tu fais de la pub à la Nouvelle Star, émission qui t'as rejetée et que tu devrais remercier pour cela. Puis, parce que tes frasques, tes phrases un peu nigotes, nous font oublier (moi la première) des événements plus importants (le Tibet, ma composition sur la France de la Belle Époque, les municipales, ...). 

 

 

Au fond, des gens comme Cindy ne sont-ils pas aussi important dans l'actualité que le fait journalistique le plus poussé, le plus travaillé, le plus abouti, l'évènement mondial même ? Ne nous aident-ils pas, ces gens, à oublier le quotidien ? Et le sourire, qui étire nos lèvres pendant que la conscience nous répète qu'il ne faut pas se moquer, n'est-il pas là pour nous rappeler que l'on ne touche pas encore le fond, que les autres sont plus malheureux, que nous, au moins, on n'en est pas là. Où ? On en est où ?