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23.06.2008

Derrière les fagots

Vous connaissez Chloé. Sisi, je suis (presque) sûre que vous la connaissez.
Ne commencez pas à vous poser des questions sur ma santé mentale, je vous explique.

Chloé, c'est la fille au bac +12 (certainement) qu'Intermarché à dégotté, dernièrement.
Ça vous dit quelque chose ? Je continue.
Chloé elle a passé quelques temps à observer les familles, telle une commission gouvernementale (se referrer si besoin est à l'exemple suivant : la commission Copé pour l'audiovisuel public) dernier cri, et comme elle est super douée dans ce qu'elle fait, Chloé, elle a fait une découverte qui va tous et toutes vous étonner : "plus elles [les familles] ont d'enfants, plus elles [les familles, toujours] dépensent d'argent".
Voilà, le dossier est lâché.
Bien sûr, dans la foulée, Intermarché nous propose des solutions, comme le fait si bien notre petit gouvernement adoré, pour augmenter notre pouvoir d'achat : faire ses courses chez Inter, c'est bien moins cher.
Pour le lait, je vous conseille tout de même les magasins U, le café est à un prix tout à fait raisonnable au Monoprix du coin de la rue (même si Champion reste à peu près dans les même tarif). Pour le riz, filez chez Leclerc, les Chinois font un bon prix à Edouard.
Ne me remerciez pas pour les tuyaux, j'ai juste pris le temps (comme Chloé) d'observer les étiquettes (Chloé, elle, étant donné qu'elle a un bac +12 -au moins!- , elle fait les additions, en plus).

Un autre exemple de la connerie humaine en plein essor, c'est le cas Amara.
Fadela Amara, de gauche mais pas trop dans un gouvernement de droite mais trop puisqu'ouvert mais pas trop, elle planche depuis un bon moment sur le cas des banlieues. 'Faut dire aussi que c'est pour cela qu'ils l'ont embauché Mme Amara. Pour ça et aussi parce que c'est chouette les "minorités visibles" (épidermiquement) de gauche à l'Elysée. Enfin bref, Fadele Amara, elle avait eu le droit à un petit temps de réflexion en plus, un délais accordé par le Big Boss (Le Petit Nicolas). Alors là, je vous préviens, c'est du lourd. Elle y a planché, sur son dossier la Madame.
Je vous le résume en quelques points essentiels :
  • Il faut du travail pour les jeunes des banlieues
  • Il faut une aide aux transports pour les jeunes des banlieues
  • Il faut plus d'espace de vie pour les gens des banlieues
  • Il faut un meilleurs accès aux activités pour les très jeunes des banlieues

Formidable, ma direz-vous. Original ! crierons certains. Fabuleux m'époumonerais-je.
En plus, ces jeunes des banlieues, ils serviront (encore) de cobayes, parce que son plan à Fadela Amara, c'est un peu le plan qui sauverait toute la France. C'est presque un rêve, une utopie, pour des millions de français. Et c'est même impossible, puisque les caisses sont vides.

Non, mieux, c'est évident et c'est surtout terriblement pathétique de voir une femme (et même deux, tiens, comptons Chloé) se vautrer en allant balancer des évidences, en public.
Souvenons-nous tout de même, que derrière ces femmes, il y a des entreprises, des grands patrons, rois du Cac 40, des hommes encore plus bêtes que leurs pieds qui sont capables, relativement régulièrement, de sortir des âneries en pensant les faire gober aux tendres crétins que nous sommes chers gens (ce n'est pas moi qui le dit, c'est eux qui le pensent).
Alors secouons nous, et allons regarder le journal de Jean Pierre Pernault, le roi de l'évidence qui nous trouvera bien un gentil petit paysan sur qui taper. "Sacré con, la hausse des prix et la guerre dans le monde (tant qu'on y est ...) c'est toi, et tout le monde le sait".

Une conclusion superbe et digne de nos meilleures commissions gouvernementales, qui vont bel et bien chercher leurs solutions (et leurs problèmes parfois) derrière les fagots.

"Je dois avoir, conclut-il, un complexe de derrière les fagots"
Sartre, L'enfance d'un chef

22.06.2008

Ambition non maîtrisée

C'est arrivé !

Enfin, c'est l'été, et je n'ai pas pu résister à l'idée de  ...

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 ... faire découvrir à mes cactus la douceur des couchés de soleil

 

mais oui, tiens, 

 

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Je suis sincèrement désolée, chèrs internautes, de cet excès de niaiserie 

19.06.2008

L'Angoisse, sur mon crâne incliné plante son drapeau noir

Pour vous faire languir quelques jours encore, et apprécier ce soleil si vous avez la chance d'en apercevoir les rayons ...

 C'est le temps des examens, en plein dedans, l'envie me prends de planter ici un poème !

 

 

Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit.  Celui-ci   voudrait souffrir en face du poële, et celui-là croit qu'il guérirait à côté de la fenêtre.

    Il me semble que je serais toujours bien là où je ne suis pas, et cette question de déménagement en est une que je discute sans cesse avec mon âme.

    «Dis-moi, mon âme, pauvre âme refroidie, que penserais-tu d'aller d'habiter Lisbonne?  Il doit y faire chaud, et tu t'y ragaillardirais comme un lézard.  Cette ville est au bord de l'eau; on dit qu'elle est bâtie en marbre, et que le peuple y a une telle haine du végétal, qu'il arrache tous les arbres.  Voilà un paysage selon ton goût; un paysage fait avec la lumière et le minéral, et le liquide pour les réfléchir!»

    Mon âme ne répond pas.

    «Puisque tu aimes tant le repos, avec le spectacle du mouvement, veux-tu venir habiter la Hollande, cette terre béatifiante?  Peut-être te divertiras-tu dans cette contrée dont tu as souvent admiré l'image dans les musées.  Que penserais-tu de Rotterdam, toi qui aimes les forêts de mâts, et les navires amarrés au pied des maisons?»

    Mon âme reste muette.

    «Batavia te sourirait peut-être davantage?  Nous y trouverions d'ailleurs l'esprit de l'Europe marié à la beauté tropicale.»

    Pas un mot. -- Mon âme serait-elle morte?

    En es-tu donc venue à ce point d'engourdissement que tu ne te plaises que dans ton mal?  S'il en est ainsi, fuyons vers les pays qui sont les analogies de la Mort. -- Je tiens notre affaire, pauvre âme!  Nous ferons nos malles pour Tornéo.  Allons plus loin encore, à l'extrême bout de la Baltique; encore plus loin de la vie, si c'est possible; installons-nous au pôle.  Là le soleil ne frise qu'obliquement la terre, et les lentes alternatives de la lumière et de la nuit suppriment la variété et augmentent la monotonie, cette moitié du néant.  Là, nous pourrons prendre de longs bains de ténèbres, cependant que, pour nous divertir, les aurores boréales nous enverront de temps en temps leurs gerbes roses, comme des reflets d'un feu d'artifice de l'Enfer!»

    Enfin, mon âme fait explosion, et sagement elle me crie: «N'importe où! n'importe où! pourvu que ce soit hors de ce monde!»

 Charles Baudelaire, "Anywhere out of this world" (Le Spleen de Paris XLVIII)

18.06.2008

God save mon Disque Dur.

J'en suis venue à bout, au prix d'un formatage intensif de tout ce qui me passait sous la main.

Je n'ai plus rien, et après trois bonnes heures passées à retrouver mes identifiants, je viens vous dire, chèrs lecteurs et chères lectrices, que dès la semaine prochaine, les notes sont de retour.

 

Bonne fin de week end à tous !

 

 

Toujopurs ce retard, je me rattrape tant bien que mal, mais sachez,

messieurs dames, que je me suis un peu laissée dépasser par cette période d'exam.

Alors, je renouvelle mes excuses (encore et encore) et vous promet que,

quoi qu'il m'en coûte, je met à jour la semaine prochaine.

Merci à vous de passer ici et bon courage sous la pluie ! 

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